« Foutre » la pression à ses salariés : cela fait-il progresser votre entreprise ?

Souvent considéré en France comme le mal du siècle dans les entreprises, le management par la pression s’installe parfois durablement dans certaines entreprises et impacte la santé de certains collaborateurs. Entre répercussions négatives sur le fonctionnement de l’entreprise, turnover, perte de qualité de production, ou syndrome de démotivation, comment pouvons-nous trouvez un meilleur équilibre pour atteindre les objectifs au cœur des entreprises de haute performance ?

Lorsque l’on évolue dans une entreprise de haute performance comme la restauration gastronomique, l’hôtellerie de luxe, les technologies de pointes, l’exigence est forte et quotidienne. Ainsi, les phases et temps de reconnaissance de la part des managers doivent être de la même hauteur, ce qui n’est pas toujours le cas. Alors, la considération de l’autre s’amoindrit et l’ensemble de l’édifice construit autour de valeurs se déséquilibre.

Au sein de tout type d’entreprise, la pression existe. Cependant, en fonction de la manière dont elle se communique, elle se transforme parfois en trac et malheureusement aussi en stress.

Prenons pour commencer un exemple simple, vous faîtes avec un ami des échanges de balles sur un terrain de tennis, elles sont superbes, les échanges sont longs, psychologiquement vous êtes dans une phase de plaisir et détendu, un 3eme ami propose de faire l’arbitre et que vous fassiez un match. Instinctivement s’installe dans votre esprit, un enjeu. A niveau égal, le joueur qui perdra est celui qui aura l’objectif de gagner. Celui qui l’emportera sera celui qui se concentrera sur une méthode de jeu consistant à remporter une victoire.

Au cœur d’une entreprise, tout enjeu peut conduire à une situation de pression, faut-il encore savoir la canaliser en trac et pas la transformer en stress.

Conditionné par le résultat, les chiffres, les délais, un manager peut sans le savoir se concentrer sur le résultat et pas sur la méthode. C’est à ce moment-là que l’entreprise bascule dans ce phénomène de stress au travail.

Le stress : c’est la peur de faire
Le trac : c’est la peur de mal faire, c’est un état normal.

Prenons un autre exemple, celui des acteurs et actrices qui souvent confient aux journalistes, qu’au moment d’entrer en scène, « une boule » les habite et disparait dès les premières secondes sur scène. Ils ont tellement répété en amont leur texte, qu’ils ne se concentrent plus que sur leur diction et leur attitude, et ainsi, la séquence de pression descend. Concentrés sur leur méthode, ils gagnent la satisfaction du public. C’est une conséquence, pas un objectif.

A l’inverse, l’artiste qui aurait mal préparé son texte, sera confronté à une montée de stress à son arrivée sur scène. Mal préparé par son coach, il visera un objectif inatteignable.

Éviter un état de stress, c’est gagner de la confiance en soi. Cette confiance ne peut s’obtenir que par la reconnaissance et l’accompagnement de son leader. Sa mission est d’apporter de la structure, de la conviction et une certaine idée de la quête d’excellence.

Plus une entreprise se concentrera sur l’intelligence collective pour faire progresser l’autre, et sur l’idée d’une l’innovation dédiée au service client et aux méthodes de travail, plus le phénomène de trac s’installera de temps en temps et gommera définitivement les séquences durables de stress.

Au cours de notre carrière professionnelle, nous passons en moyenne 1/3 de notre vie au travail, 1/3 de notre vie à dormir et 1/3 de notre vie au loisir et à sa famille ou ses amis.

Pour ma part, je dois avoir un mauvais matelas… Ainsi, le temps consacré au travail est plus important. Ce temps précieux est celui qui doit nous animer à faire progresser et transmettre. Il est normal que les clients aient des impératifs et que les équipes soient parfois sous pression, mais cette pression est parfaitement maitrisée car nous avons des méthodes intelligentes qui fluidifient les échanges et portent la confiance en l’autre.

Pour faire face à ses responsabilités, l’élément moteur n’est autre que l’estime de soi et de l’autre.

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